 |
| Environnement et cadre de vie |
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
| La carte des communes |
|
|
 |
|
| |
|
|
| |
|
|
|
Le Tertre Corlieu
Une avancée dans la baie de Lancieux, entre le Cap Fréhel et Saint-Malo. De part et d’autre de la pointe rocheuse se déploient deux cordons sableux adossés à une mosaïque de formations végétales. Les lignes dunaires s’associent aux massifs boisés, les jaunes clairs côtoient les verts sombres. Cette variété de formes et de couleurs traduit la diversité minérale, végétale et animale du Tertre Corlieu. Cette richesse d’habitats a permis à de nombreuses espèces végétales et animales de s’y installer. Ainsi, certaines Orchidées discrètes comme les ophrys, affectionnent les pelouses dunaires, tout comme le Crapaud calamite, tandis que l’Iris des marais, lépeitactis et le lézard vivipare fréquentent plus volontiers le marais alcalin.
 La flore Les milieux peuvent être ouverts (végétation des dunes) ou fermés (fourrés). La végétation est adaptée tantôt à l’aridité des dunes (Oyat, Pavot Cornu, Vipérine…), tantôt à l’humidité des marais (Ophioglosse commune, Orchis négligé...). Les dunes fixées et les pelouses dunaires sont les milieux où la richesse floristique est la plus remarquable. La flore du Tertre Corlieu possède de nombreuses espèces protégées aux niveaux national et régional (14 espèces d’Orchidées, y ont été recensées). Le Tertre Corlieu est un des rares endroits de l’ouest de la France où l’on peut rencontrer l’Orchis de Traunsteiner. L’Ophrys abeille, quant à elle, se localise vers la pointe rocheuse. La faune L’intérêt faunistique du site est surtout ornithologique. De nombreux passereaux nichent dans les fourrés. Ils sont notamment le refuge de l’Accenteur mouchet, du Bouvreuil pivoine et du Verdier d’Europe. Parmi les passereaux, plusieurs espèces sont rares en Bretagne : Bouscarle de Cetti, Fauvette babillarde, Hypolaïs polyglotte, Locustelle tachetée... Les espèces limicoles sont également représentées près du site Bécasseaux, Barges et Chevaliers profitent des marées basses pour se nourrir sur la vase. Les amphibiens et les reptiles sont pour le site d’un intérêt zoologique important, avec Lézard vert, le Lézard des murailles, le Crapaud calamite ou encore le Triton marbré. Autre espèce intéressante en Bretagne, l’Argiope fasciée, araignée qui apprécie les milieux humides et chauds.

L’empreinte de l’homme La physionomie particulière de la baie de Lancieux est due aux moines Bénédictins de l’Abbaye de Saint-Jacut, qui, installés dès le IXème siècle, ont entrepris un formidable travail d’endiguement, afin d’assécher les terres alentour et d’y permettre des cultures.
La plus ancienne des digues, la « digue aux Moines », construite en pierre, aurait été édifiée sous François 1er pour protéger les fermes de la Buglais et de la Briantais. Une deuxième digue la « digue de la Roche », a construite en 1749 afin d’augmenter la surface des terres légumières.   Ces cultures ont été accompagnées de pâtures, notamment au XIXème siècle. Notons que sur le Tertre, en arrière de la pointe rocheuse, la culture des pommes de terre a été pratiquée jusqu’en 1962 !
Mais depuis cette date, les actions humaines ont été fortement préjudiciables à l’équilibre du milieu : les extractions de sable, le camping sauvage, l’augmentation régulière de la fréquentation touristique et les activités de loisirs ont amené des dégradations croissantes spécialement sur le secteur dunaire.
Agir pour protéger Face à ces menaces, le Conservatoire du Littoral est intervenu en acquérant définitivement en 1999 le site du Tertre Corlieu pour en préserver la beauté et la richesse naturelle. Un arrêté de protection de biotope avait déjà été établi par le préfet en 1995 afin de réglementer l’utilisation du site.
Certaines interventions ont été nécessaires pour organiser la fréquentation du public et restaurer le milieu naturel, favorisant ainsi le maintien ou le retour d’espèces végétales. Les dunes constituent une protection naturelle (et gratuite) contre l’érosion marine et éolienne, c’est pourquoi il est important de les préserver. A cette fin, des plantations d’espèces fixatrices des dunes (grâce à leur enracinement profond) sont effectuées. La mise en place de ganivelles (clôture de bois) assure également la stabilisation des dunes en retenant le sable.
 Plaquette disponible dans les offices du tourisme Source Conservatoire du Littoral
|
|
|
|
|
|